velo12.com
Inscription à: www.velo12.com
 

Le test d'effort

On vous a conseillé de réaliser un test d'effort ? Mais de quoi s'agit-il vraiment et est-ce vraiment utile ? Nous vous l'expliquons.



Le test d'effort
Un test d'effort est un examen réalisé en centre médical ou chez un cardiologue. Il est effectué sur un ergo-cycle ou sur un tapis de course. Ce test à plusieurs objectifs :
  • vérifier l'absence d'anomalies au niveau cardio-ventilatoire
  • déterminer certaines valeurs (seuils, VO2 Max, puissance...)
  • comparer ses performances d'une année sur l'autre ou d'une période à une autre afin de déterminer les qualités à travailler
A mes yeux, ce dernier point est le plus intéressant. On serait tenté de penser que le plus important est la détermination du seuil et de la FC Max comme base pour l'entraînement. Je ne suis pas totalement d'accord, car les données révélées seront rapidement obsolètes (sous l'effet de l'entraînement) et que les valeurs seront à peu près justes dans les conditions de test (position particulière, intérieur, stress...) mais souvent fausses sur la route. Par exemple, il est fréquent de constater que l'on monte moins haut en pulsations lors d'un test d'effort. L'intérêt majeur du test est, selon moi, de comparer des données afin de déterminer le travail à réaliser en priorité lors de l'entraînement.

Je conseille de réaliser deux tests par an, toujours aux mêmes périodes. Le premier peut être réalisé après la phase de préparation physique générale (voir article précédent), et le second, dans le courant de la saison (fin mai-début juin). Il est capital de réaliser chacun des tests dans des conditions les plus similaires possibles, c'est-à-dire le même jour (le mercredi par exemple sachant que la sortie précédente a eu lieu le dimanche), au même moment dans la journée, et suivant le même protocole (paliers, pédales automatiques ou non...). Il n'y a que dans ces conditions qu'il sera possible de comparer les résultats obtenus.

Concernant le protocole du test, il est intéressant de choisir un centre où il est possible de venir avec ses pédales automatiques. Avant de prendre rendez-vous, assurez-vous que le médecin connaisse un minimum le cyclisme et propose un test adapté. Il est assez fréquent de tomber sur les tests avec des paliers de 50 Watts à tenir quatre minutes. Cela n'est pas valable car la marge d'erreur pour la PMA est de 50 Watts. En effet, si vous commencez à être dans le dur lors du palier à 300 et que cela monte brutalement à 350, il y a de grandes chances que vous "buttiez" sur le palier et que votre PMA soit déterminée à 300 Watts. Si les paliers avaient été moins importants, vous auriez peut-être pu atteindre les 350. L'idéal est d'avoir des charges variables. Plus on monte, plus la différence en les paliers doit être réduite. Ainsi, votre PMA sera beaucoup plus juste, et lors du test suivant, vous pourrez voir si vous avez progressé.

Pour rappel, voici les définitions des principales valeurs déterminées lors d'un test d'effort.

VO2max :

Pour faire simple, c'est la quantité maximale d'oxygène que vous êtes capable de consommer durant un certain temps. En théorie, plus vous consommer d'O2, plus vous êtes capable d'assurer le réapprovisionnement du muscle en O2 et donc, plus vous êtes capable de soutenir votre effort. Il est mesuré en l/min en absolu et peut être rapporté au poids de la personne en ml/min/kg (valeur relative). C'est-à-dire qu'une personne de 120 kg possédant une VO2 max relative de seulement 40 ml/min/kg, consomme en réalité 4,8 l/min d'oxygène, ce qui est important. Il est par conséquent nécessaire de connaître ces deux valeurs.

PMA (Puissance Maximale Aérobie) :

C'est la Puissance Maximale que l'on utilise quand on est à VO2max. Elle n'a rien à voir avec la Puissance Maximale absolue que l'on mesure chez les sprinters surtout, lors d'un effort explosif (6"). D'une manière générale, cette PMA peut être maintenue entre 5 et 7'30", selon le niveau du cycliste. L'objectif de l'entraînement est donc d'augmenter cette puissance et de repousser le temps de maintien de l'effort à cette intensité.

Seuil Aérobie :

Il est l'intensité à laquelle se produit le décrochage gazeux, c'est-à-dire le début de l'hyperventilation. Il est souvent confondu avec l'autre seuil et provoque des incohérences dans les charges d'entraînement conseillées.

Seuil Anaérobie :

Il correspond à l'intensité à partir de laquelle l'acide lactique (déchets produits lors de l'effort) est produit en trop grande quantité pour être oxydé. A ce moment, l'apport d'O2 n'est plus assez important pour soutenir l'effort. D'où l'importance de repousser ce seuil grâce à un entraînement adapté. Ces deux notions de seuil sont de plus en plus décriées, car pour une même personne, on peut trouver plus de 30 valeurs différentes selon la méthode utilisée. De plus, ce seuil peut être très variable d'un jour sur l'autre. Ce qui est sûr, c'est qu'il existe bien une zone d'intensité, au-dessus de laquelle l'acide lactique s'accumule.

Le test d'effort


Mercredi 13 Février 2008



Dans la même rubrique :
< >

Samedi 4 Septembre 2010 - 09:31 POLAR NEWSLETTER

Vendredi 19 Mars 2010 - 11:18 POLAR INFOS MARS 2010

Mardi 9 Mars 2010 - 21:25 Etude sociologique sur la pratique sportive.


Aveyron Reportages
Aveyron Reportages



VIDEOS
www.velo12.com