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Vélo route
LES COMPTES DE CANTERBURYLes jours se suivent et se ressemblent pour les favoris. Samedi, «le meilleur rouleur du monde», Cancellara, s'imposait dans les rues de Londres lors d'un prologue qui fera date. Dimanche, c'est «le meilleur sprinter du monde», McEwen, qui règle le sprint. A l'heure des comptes, le Suisse conserve son Maillot Jaune tandis que l'Australien endosse la tunique verte.Tour de France - Interview - Robbie McEwen -
Millar inspiré par l'air du pays
Il fut encore question de comptes entre les deux principaux animateurs de la journée, David Millar et Stéphane Augépour l'attribution du maillot à pois. Avantage à l'Ecossais. Laquiétude et la tranquillité de la magnifique campagne du Kent, quidonneraient à son homologue française des allures citadines, n'ontfinalement pas anesthésié cette première étape courue, en rythme, deLondres et son Tower Bridge à Canterbury et sa cathédrale, célèbre lieud'excursion pour de nombreux collégiens français. David Millar(Saunier-Duval), sans doute inspiré par l'air du pays, était le premierà se mettre en action et s'extirpait rapidement du peloton dès lespremières minutes de course. L'écart se creusait de façon régulière etseuls quelques coureurs réagissaient. Quatre hommes partaient sur lestraces de l'Ecossais. Freddy Bichot (Agritubel), Stéphane Augé (Cofidis), Alexandr Kuschynski (Liquigas) et Andrey Grivko(Milram) s'intercalaient entre Millar et le peloton. Longtempspourtant, David Millar crut pouvoir redorer le blason britannique etapporter à tous ses supporters une victoire «so British». Mais il étaitrejoint par ses poursuivants.
McEwen de l'enfer au paradis
Sur une attaque de Bichotle groupe explosait. Augé et Kuschynski parvenaient à prendre sa rouetandis que leurs deux autres compagnons d'échappée, résignés, selaissent reprendre par la meute. Augé tentait, comme il l'avait laisséentendre le matin même, un ultime baroud. Les autres étaient repris.Pour le Palois, il ne restait plus qu'un seul objectif, franchir entête la côte de Farthing Common et engranger des points au classementdu maillot à pois. C'était chose faite mais insuffisant, David Millarglanant, à distance, la deuxième place et les points quil'accompagnaient. A 22 kilomètres de l'arrivée, Robbie McEwenétait pris dans une chute collective. On ne lui donnait plus aucunechance de l'emporter. Avec le sang-froid des champions, il repartaitpour une issue royale. Les Cofidis, déçus pour Bradley Wiggins,voulaient briller. Stéphane Augé crut longtemps redonner une once demoral à tout un groupe. Mais il était, lui aussi, absorbé à 19kilomètres de l'arrivée. Pour une histoire de règlement et de comptes,il n'aurait même pas la satisfaction d'endosser le maillot convoité.Comme en 2003 ! C'était pourtant son «objectif jour» comme il seplaisait à le dire. Dans les derniers hectomètres, McEwen surgissaitet, sur un coup de rein dont il a le secret, laissait ses adversaires,dont Thor Hushovd et Tom Boonen, sans réaction.L'Australien remportait ainsi sa douzième victoire sur le Tour deFrance, depuis celle de 1999 sur les Champs-Elysées. Sylvain Chavanel (Cofidis) et Romain Feillu (Agritubel) sont au pied du podium. Dimanche 08 Juillet 2007
eric solignac
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